Le génie génétique rouge

En médecine, le génie génétique joue un rôle central dans la recherche et le diagnostic de maladies ainsi que dans le développement de médicaments, de thérapies et de vaccins.

Des médicaments plus sûrs et plus accessibles

C’est en 1982 que, pour la première fois, de l’insuline humaine a été produite en grandes quantités par des bactéries génétiquement modifiées. La production d’insuline reste aujourd’hui encore un bon exemple pour expliquer le principe et les avantages de la production de médicaments par des cellules génétiquement modifiées (brochure génie génétique). L’importance de cette technologie se reflète par le fait qu’en 2011, plus de 500 médicaments produits par génie génétique ont été approuvés Swissmedic.  

C’est également le cas pour le développement de vaccins. Avant l’arrivée du génie génétique, le pathogène inactivé était administré en guise de vaccin. Le risque d’une infection involontaire était alors toujours présent. Aujourd’hui, seules quelques protéines spécifiques du pathogène sont produites par génie génétique et administrées. Ces protéines déclenchent une réponse immunitaire mais ne peuvent, par contre, pas déclencher d’infection. Les vaccins sont ainsi devenus beaucoup plus sûrs. Des informations complémentaires se trouvent dans le dialogue « vaccins » et dans la brochure sur le génie génétique.

Les tests génétiques

Le génie génétique est aussi utilisé à des fins diagnostiques, comme par exemple, le diagnostic d’une infection par le virus du sida. Ce test génétique (PCR : Polymerase Chain Reaction ou test PCR) permet de détecter facilement et rapidement d’infimes quantités de virus à peine deux semaines post-infection. Ce test est de nos jours utilisé de manière routinière pour, par exemple, tester la potentielle contamination du sang de donneurs.

Les pathogènes mais aussi les maladies génétiques peuvent être diagnostiquées par génie génétique. Des informations complémentaires à ce sujet sont présentées dans la brochure sur le génie génétique sous « diagnostic génétique humain », « envie de fonder une famille : maladies génétiques et tests génétiques » et dans le chapitre « diagnostic préimplantatoire ».

La recherche

Afin de pouvoir comprendre comment fonctionnent les maladies, être capable de les diagnostiquer et de les traiter, les bases du développement de ces maladies doivent être étudiées. Le développement d’une thérapie contre la leucémie myéloïde chronique en est un exemple. En 1960, des chercheurs ont découvert que chez les patients atteints de ce type de leucémie, une partie du chromosome 22 était transféré sur le chromosome 9. Cette « translocation » modifie les cellules à un point qu’elles deviennent tumorales, se divisant de manière incontrôlée.  Cette découverte a conduit 40 ans plus tard au développement d’une thérapie contre ce type de leucémie.

La législation suisse

La recherche dans le domaine médical est également synonyme de recherche au niveau de tissus humains (banques biologiques) et d’être humains. En 2010, le peuple suisse a approuvé un article constitutionnel fondant les bases de la réglementation de la recherche sur les être humains. La loi sur la recherche au niveau des être humains en découlant est actuellement en cours d’élaboration BAG.

Des informations complémentaires sur la législation suisse dans le domaine du génie génétique, sur la recherche dans le domaine humain et non-humain ainsi que sur l’éthique fédérale et les commissions de sécurité sont présentées dans la brochure sur le génie génétique.

Constitution fédérale de la Confédération suisse

Loi fédérale sur l’analyse génétique humaine (LAGH)